Lieu de travail : les français sont les moins satisfaits

Savills, fournisseur mondial de services immobilier, a réalisé une étude, « What Workers Want » (ce que veulent les salariés) auprès de 11 000 salariés dans 11 pays européens travaillant dans des grandes villes ou des capitales. Cette étude montre leur satisfaction sur leur lieu de travail. Selon Savills, les entreprises utilisent de plus en plus le critère de l’immobilier pour retenir plus longtemps les salariés. Mais quelles sont les attentes des français concernant leur lieu de travail ?

Ce sont les Pays-Bas qui sont le plus heureux de leur lieu de travail. En effet, 73% d’entre eux sont globalement satisfaits. C’est la France qui fait pâle figure avec 49% de satisfaits seulement.

Quelle peut être la source de cette insatisfaction ?

Tout d’abord, le temps de transport pour aller au travail qui est le plus important facteur concernant le lieu de travail à 88%. Selon les statistiques, avec un trajet inférieur à 15 minutes pour se rendre au travail, un salarié a deux fois moins de chance de quitter son entreprise. En France, les temps de trajet est le plus élevé. 49% des français ont un trajet supérieur à trente minutes contre 44% pour la moyenne européenne.

Le problème est que le taux de vacance des bureaux est très bas en France. Il est de 1.5% sur Paris et satisfaire tous les salariés au niveau de leur temps de transport peut vite devenir un casse-tête.

Une autre explication : le sentiment d’être bloqué à son poste

51% des salariés travaillent en open space ce qui outre le manque de confidentialité, augmente le niveau de bruit, d’odeurs, modifie la qualité de l’air et la température. 30% des salariés affirment que cela a un impact sur leur productivité. Contre 11% en bureau privé dans un centre d’affaires. Les français regrettent la possibilité, comme dans certains autres pays européens, de ne pas pouvoir bénéficier de différents espaces pour pouvoir éventuellement s’isoler pour travailler.

La solution du hot-desking ?

La solution du hot-desking (pas de poste fixe) est proposée. Les appréciations sont mitigées car seuls 12% des salariés aux Royaume-Uni approuvent cette méthode. Les polonais(54%), les italiens (44%) et les portugais (46%) sont beaucoup  plus ouverts à ce nouveau mode de travail. 31% des français se disent ouvert à cette méthode qui demande cependant un investissement important de l’entreprise en équipements.

Pour plus d’informations sur l’étude de Savills, cliquez ici

Sources :